Au fond, toute âme humaine est cela : une fragile lumière en marche vers quelque abri divin, qu’elle imagine, cherche et ne voit pas.
Écrivain, 1885-1967Au fond, toute âme humaine est cela : une fragile lumière en marche vers quelque abri divin, qu’elle imagine, cherche et ne voit pas.
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Le cercle de famille
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L’âme et la vie intérieure, c’est ce qu’il y a de plus profond et donc de plus difficile à exprimer. C’est inépuisable. On ne se voit pas tel que Dieu nous voit.
La pâleur montre jusqu’où le corps peut comprendre l’âme.
L’âme est cachée en Dieu, qui est seul à connaître son nom, et qui n’a nul besoin du corps pour se faire reconnaître d’elle.
L’âme et le corps de qui l’on aime, merveilles changeantes et ondoyantes, sont royaumes infinis à explorer.
Notre âme, en tant qu’elle perçoit les choses vraiment, est une partie de l’intelligence infinie de Dieu.
L’âme est le goût de l’absolu donc de la perte – la pelote de lumière lancée violemment contre le haut mur de la mort, et les rebonds qu’elle fait dans la pensée.
N’est-ce pas là l’éternité ? Cette poussée soudaine d’une âme en nous et ce départ pour un monde qu’on ne possède qu’à deux.
Au paradis, les objets et les êtres, assiégés de tous côtés par la lumière, ne projettent pas d’ombre. Autant dire qu’ils manquent de réalité, comme tout ce qui est inentamé par les ténèbres et déserté par la mort.
Il n’y a de repos pour l’esprit que dans l’absolu, pour le sentiment que dans l’infini, pour l’âme que dans le divin, et pour la conscience que dans le parfait.
L’avarice est la passion des petites âmes. Une âme petite n’a jamais de grands vices. Ceux d’un avare sont cachés dans son coffre-fort.

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