Il n’y a de repos pour l’esprit que dans l’absolu, pour le sentiment que dans l’infini, pour l’âme que dans le divin, et pour la conscience que dans le parfait.
Écrivain, 1821-1881Il n’y a de repos pour l’esprit que dans l’absolu, pour le sentiment que dans l’infini, pour l’âme que dans le divin, et pour la conscience que dans le parfait.
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Grains de mil (1854)
Il n’y a de repos pour l’esprit que dans l’absolu, pour le sentiment que dans l’infini, pour l’âme que dans le divin, et pour la conscience que dans le parfait …
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Il y a un silence du corps et de l’âme : c’est la condition du bien-être.
Une âme divine s’exhale par tous les mouvements. L’innocence a toujours un beau sommeil.
Le corps sans âme n’est plus au sacrifice. Au jour de la mort, il renaît. L’esprit divin réjouira l’âme en voyant l’éternité du monde.
Au fond, toute âme humaine est cela : une fragile lumière en marche vers quelque abri divin, qu’elle imagine, cherche et ne voit pas.
N’est-ce pas là l’éternité ? Cette poussée soudaine d’une âme en nous et ce départ pour un monde qu’on ne possède qu’à deux.
Au fond, c’est ça la solitude : s’envelopper dans le cocon de son âme, se faire chrysalide et attendre la métamorphose, car elle arrive toujours.
Le repos est le plus grand bien : et si Dieu n’était pas le repos, je lui ferme les deux yeux moi-même.
Si tu veux éprouver le bonheur d’aimer, oublie ton âme.
C’est l’âme qui gâte l’amour.
En Dieu seul elle peut trouver stisfaction,
Non, dans une autre âme
En Dieu seul – ou hors du monde.
Rien n’assure mieux le repos du cœur que le travail de l’esprit.
Le problème de la béatitude éternelle est un de ceux dont la solution n’est connue que de Dieu dans l’autre vie. Ici-bas, des poètes sublimes ont éternellement ennuyé leurs lecteurs en abordant la peinture du paradis.

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