L’avarice est la passion des petites âmes. Une âme petite n’a jamais de grands vices. Ceux d’un avare sont cachés dans son coffre-fort.
1753-1835L’avarice est la passion des petites âmes. Une âme petite n’a jamais de grands vices. Ceux d’un avare sont cachés dans son coffre-fort.
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Source vérifiée
L’Homme a Projects, Vol. IV
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Cette électrisation de l’âme qui est la passion.
Les âmes délicates, dont la force s’exerce dans une sphère élevée, manquent de cet esprit d’intrigue, fertile en ressources, en combinaisons ; leur génie, à elles, c’est le hasard : elles ne cherchent pas, elles rencontrent.
Au fond, toute âme humaine est cela : une fragile lumière en marche vers quelque abri divin, qu’elle imagine, cherche et ne voit pas.
Comment un pur esprit agirait-il sur une âme enfermée dans un corps, et qui, en vertu de cette union, ne peut rien apercevoir que par l’entremise de ses organes ?
À mesure qu’une âme s’enfonce dans la dévotion, elle perd le sens, le goût, le besoin, l’amour de la réalité.
N’est-ce pas le destin des âmes qui s’aiment que de se déchirer ?
Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?
Les petits esprits ont besoin de despotisme pour le jeu de leurs nerfs, comme les grandes âmes ont soif d’égalité pour l’action du cœur.
L’âme et le corps de qui l’on aime, merveilles changeantes et ondoyantes, sont royaumes infinis à explorer.
L’âme est cachée en Dieu, qui est seul à connaître son nom, et qui n’a nul besoin du corps pour se faire reconnaître d’elle.

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