Les petits esprits ont besoin de despotisme pour le jeu de leurs nerfs, comme les grandes âmes ont soif d’égalité pour l’action du cœur.
Romancier, 1799-1850 Image : Louis-Auguste Bisson, Domaine public, Wikimedia Commons Les petits esprits ont besoin de despotisme pour le jeu de leurs nerfs, comme les grandes âmes ont soif d’égalité pour l’action du cœur.
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Source vérifiée
Pierrette (1840)
Le texte original diffère de quelques mots.
… Habitués à régenter, à faire des observations, à commander, à reprendre vertement leurs commis, Rogron et sa sœur périssaient faute de victimes.Les petits esprits ont besoin de despotisme pour le jeu de leurs nerfs, comme les grandes âmes ont soif d’égalité pour l’action du cœur.Or les êtres étroits s’étendent aussi bien par la persécution que par la bienfaisance; ils peuvent s’attester leur puissance par un empire ou cruel ou charitable sur autrui, mais ils vont du côté où les pousse leur tempérament. …
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Il faut du loisir pour l’agrément de la vie les esprits qui ont toute leur charge ne sauraient avoir de douceur.
L’avarice est la passion des petites âmes. Une âme petite n’a jamais de grands vices. Ceux d’un avare sont cachés dans son coffre-fort.
Trop de lucidité dessèche ; en sorte qu’une conscience délicate ne va jamais sans quelque aveuglement, sans l’ingénuité du cœur et la crédulité de l’esprit. C’est cette conscience que l’ironie des esprits forts impitoyablement pourchasse et neutralise.
Notre cœur a soif de lumière. Si celle dont on nous inonde n’assouvit pas notre soif d’authenticité, à l’inverse, la lueur fragile de nos plus grands espoirs a besoin de la pénombre pour rester perceptible…
Les âmes délicates, dont la force s’exerce dans une sphère élevée, manquent de cet esprit d’intrigue, fertile en ressources, en combinaisons ; leur génie, à elles, c’est le hasard : elles ne cherchent pas, elles rencontrent.
Le ciel repousse avec horreur des vœux qui ne sont point prononcés par le cœur.
À mesure qu’une âme s’enfonce dans la dévotion, elle perd le sens, le goût, le besoin, l’amour de la réalité.
N’est-ce pas le destin des âmes qui s’aiment que de se déchirer ?
La spiritualité… Demande d’abord une culture du cœur, une immense force, une intrépide sans faille. Les couards ne peuvent satisfaire à une morale.
Cette électrisation de l’âme qui est la passion.

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