Vieillesse qui avance. Mourrai-je par rupture ou par usure ? Par la lumière qui se dérobe ou par le regard qui s’éteint ? Je préfère voir l’univers mourir brutalement pour moi que lentement en moi.
Image : Vieillesse qui avance. Mourrai-je par rupture...

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- Automne canadien. Ardente et transparente agonie des feuillages : le baiser du soleil après la morsure du gel. Puisse notre mort ressembler à celle de ces feuilles d’érable : se laisser successivement briser par la douleur et transfigurer par la grâce...
- Il n’y a rien, rien, rien. Mais s’il n’y a rien, quelle est donc cette lumière qui me révèle le rien ?
- C’est la voie du Christ crucifié qui nous donnera toujours la lumière et la grâce. Mais si nous suivons une autre voie, nous marcherons de ténèbres en ténèbres et finalement à la mort éternelle.
- Vince avait contemplé plus de morts que la plupart des gens. Il n’éprouvait à leur vue ni crainte ni répulsion. Mais toujours le même fugace étonnement à l’idée que la lumière pouvait s’éteindre si vite et si définitivement en chacun de nous.
- Je suis davantage du soir ou de la nuit. J’aime les fins de journée, cet instant de transition entre deux états, quand le soleil envisage de se coucher : la lumière décline, s’adoucit, ses ombres se dessinent, les bruits changent, des animaux se réveillent.
- Il y a assez de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir, et assez d’obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire.
- Je reste seul à me consumer dans le noir - quand le soleil dérobe au monde sa lumière - D’autres, c’est par plaisir qu’ils s’étendent à terre, - moi, c’est dans mon malheur pour gémir et pleurer.
- Le berceau balance au-dessus d’un abîme, et le sens commun nous apprend que notre existence n’est que la mince lumière d’une fente entre deux éternités de ténèbres.
- Je vous tiens toute vive entre mes bras, nature, ah ! Faut-il que mes yeux s’emplissent d’ombre un jour Et que j’aille au pays sans vent et sans verdure Que ne visitent pas la lumière et l’amour...
- La lumière a son temps qui lui est mesuré, mais le règne de la Nuit Ne connaît de durée ni d’espace, le sommeil a pour lui toute l’éternité !
- A force de sonder la vie des choses et la nature de leur relativité, tu arriveras à l’insoluble; à force de contester la vie des choses et leur relativité, tu arriveras au néant; en sanctifiant les choses, tu rencontreras le Dieu vivant.
- Dire qu’il faudra mourir d’ennui En enfer ou au paradis Passer toute une éternité Sans jamais pouvoir s’évader Dire qu’il faudra mourir un jour Dire qu’il faudra mourir un jour C’est dur à penser Il faut bien le dire.
- Mon naturel me contraint à chercher et aimer les choses bien ordonnées, fuyant la confusion qui m’est contraire et ennemie comme est la lumière des obscures ténèbres.
- L’âme est le goût de l’absolu donc de la perte - la pelote de lumière lancée violemment contre le haut mur de la mort, et les rebonds qu’elle fait dans la pensée.
- O douleur ! O douleur ! Le Temps mange la vie, et l’obscur Ennemi qui nous ronge le coeur Du sang que nous perdons croît et se fortifie !