Le berceau balance au-dessus d’un abîme, et le sens commun nous apprend que notre existence n’est que la mince lumière d’une fente entre deux éternités de ténèbres.
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- La lumière a son temps qui lui est mesuré, mais le règne de la Nuit Ne connaît de durée ni d’espace, le sommeil a pour lui toute l’éternité !
- C’est la voie du Christ crucifié qui nous donnera toujours la lumière et la grâce. Mais si nous suivons une autre voie, nous marcherons de ténèbres en ténèbres et finalement à la mort éternelle.
- La lumière est ce point géométrique où se rencontrent l’humain qui voit et le devin qui se rend vu.
- Vieillesse qui avance. Mourrai-je par rupture ou par usure ? Par la lumière qui se dérobe ou par le regard qui s’éteint ? Je préfère voir l’univers mourir brutalement pour moi que lentement en moi.
- Au paradis, les objets et les êtres, assiégés de tous côtés par la lumière, ne projettent pas d’ombre. Autant dire qu’ils manquent de réalité, comme tout ce qui est inentamé par les ténèbres et déserté par la mort.
- Le Ciel en un moment quelquefois nous éclaire.
- On ne sait plus ce que c’est que l’obscurité. A force de vouloir faire la lumière sur tout, on ne distingue plus rien !
- Le mal est un mystère plus profond que le bien car, dans le bien, il y a une lumière, un dynamisme, une affirmation de la vie.
- N’est-ce pas là l’éternité ? Cette poussée soudaine d’une âme en nous et ce départ pour un monde qu’on ne possède qu’à deux.
- C’est encore un effet de la faiblesse des hommes que la lumière les aveugle souvent aussi bien que les ténèbres, et que la vérité les trompe aussi bien que l’erreur.
- Tout le monde ne sait pas douter : on a besoin de lumière pour y parvenir, et de force pour s’en tenir là.
- Au fond, toute âme humaine est cela : une fragile lumière en marche vers quelque abri divin, qu’elle imagine, cherche et ne voit pas.
- L’âme est le goût de l’absolu donc de la perte - la pelote de lumière lancée violemment contre le haut mur de la mort, et les rebonds qu’elle fait dans la pensée.
- Dans les ténèbres, l’imagination travaille plus activement qu’en pleine lumière.