On ne sait plus ce que c’est que l’obscurité. À force de vouloir faire la lumière sur tout, on ne distingue plus rien !
Humoriste, 1922-2006On ne sait plus ce que c’est que l’obscurité. À force de vouloir faire la lumière sur tout, on ne distingue plus rien !
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Source vérifiée
Matière à rire ; l'intégrale
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Nous n’avons pas de clair-obscur, et cela, c’est impensable. La volte-face est trop nette et la vie n’est jamais si tranchée. Il y a donc tricherie, à un endroit ou à un autre.
La clarté ne naît pas de ce qu’on imagine le clair, mais de ce qu’on prend conscience de l’obscur.
Ce n’est pas la lumière qui manque à notre regard, c’est notre regard qui manque de lumière.
Le berceau balance au-dessus d’un abîme, et le sens commun nous apprend que notre existence n’est que la brève lumière d’une fente entre deux éternités de ténèbres.
Il n’y a rien, rien, rien. Mais s’il n’y a rien, quelle est donc cette lumière qui me révèle le rien ?
Le Ciel en un moment quelquefois nous éclaire.
Combien facilement nous passons du veiller au dormir ! Avec combien peu d’intérêt nous perdons la connaissance de la lumière et de nous !
Au paradis, les objets et les êtres, assiégés de tous côtés par la lumière, ne projettent pas d’ombre. Autant dire qu’ils manquent de réalité, comme tout ce qui est inentamé par les ténèbres et déserté par la mort.
Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celle des autres.
Sans la clairvoyance du sage, impossible de rien connaître du monde. Sans l’obscurcissement du fou, impossible de tout connaître du monde.

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