Le Ciel en un moment quelquefois nous éclaire.
Écrivain, 1606-1684Le Ciel en un moment quelquefois nous éclaire.
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Don Sanche d’Aragon (1650)
… J’aime à savoir par là qu’on vous préfère à tous; Vous m’en êtes plus chers et plus considérables: J’y vois de vos vertus les preuves honorables; J’y vois la haute estime où sont vos grands exploits; 140Mais quoique mon dessein soit d’y borner mon choix,Le ciel en un moment quelquefois nous éclaire.Je veux, en le faisant, pouvoir ne le pas faire, Et que vous avouiez que pour devenir roi, Quiconque me plaira n’a besoin que de moi.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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On doit souvent son éclat à l’obscurité de ceux qui nous entourent : ainsi le ver luisant ne brille que la nuit.
La nuit vient ? Le jour viendra. L’obscurité porte la promesse de la lumière.
Dans la nuit épaisse qui nous entoure, est-il une lueur que nous puissions repousser ?
Dans la lumière nous lisons, dans l’obscurité nous parlons.
C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière.
La vie c’est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit.
Combien facilement nous passons du veiller au dormir ! Avec combien peu d’intérêt nous perdons la connaissance de la lumière et de nous !
La clarté ne naît pas de ce qu’on imagine le clair, mais de ce qu’on prend conscience de l’obscur.
On ne sait plus ce que c’est que l’obscurité. À force de vouloir faire la lumière sur tout, on ne distingue plus rien !
Le berceau balance au-dessus d’un abîme, et le sens commun nous apprend que notre existence n’est que la brève lumière d’une fente entre deux éternités de ténèbres.

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