Dans les ténèbres, l’imagination travaille plus activement qu’en pleine lumière.
Philosophe, 1724-1804Source : La Fin de toutes choses
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Dans les ténèbres, l’imagination travaille plus activement qu’en pleine lumière.
Philosophe, 1724-1804Source : La Fin de toutes choses
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Toujours la nuit excite l’imagination et enivre l’espoir du doux poison des rêves.
La pensée n’est qu’un éclair au milieu d’une longue nuit. Mais c’est cet éclair qui est tout.
L’imaginaire est l’amant nocturne de la réalité.
Dans la contemplation, l’être rêvant apprend à s’animer de l’intérieur, il apprend à vivre le temps régulier, le temps sans élan et sans heurt. C’est le temps de la nuit.
L’imagination est le lièvre qui détale devant le lévrier de l’intelligence.
Plus nous ouvrons les yeux, plus la nuit est profonde ;
Dieu n’est qu’un mot rêvé pour expliquer le monde,
Un plus obscur abîme où l’esprit s’est lancé.
La clarté ne naît pas de ce qu’on imagine le clair, mais de ce qu’on prend conscience de l’obscur.
Parce que le poète nous découvre une nuance fugitive, nous apprenons à imaginer toute nuance comme un changement. Seule l’imagination peut voir les nuances, elle les saisit au passage d’une couleur à une autre.
L’homme a beau étendre le cercle de ses idées, sa lumière n’est toujours qu’une étincelle promenée dans la nuit immense qui l’enveloppe.
Les choses profondes sont toujours préparées et enveloppées par une certaine obscurité : les étoiles n’apparaissent que dans la nuit.

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