Car une fois choisie la seule action raisonnable, savoir s’enfuir au bout du monde, tout le problème était de s’en tenir là, de ne plus bouger, de ne plus agir, de ne pas accomplir autrement qu’en pensée le mouvement inverse.

Car une fois choisie la seule action raisonnable, savoir s’enfuir au bout du monde, tout le problème était de s’en tenir là, de ne plus bouger, de ne plus agir, de ne pas accomplir autrement qu’en pensée le mouvement inverse.

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Source vérifiée
La moustache
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Il y a toujours moins de courage à emboîter le pas qu’à se détacher d’un ensemble.
On s’égare un seul moment de la vie, on se détourne d’un seul pas de la droite route ; aussitôt une pente inévitable nous entraîne et nous perd.
J’errais sans laisser transparaître l’errance, marchant d’un pas assuré, donnant toujours l’impression de poursuivre un but précis, de me diriger quelque part, si bien qu’il était impossible pour qui que ce soit de s’apercevoir de la mise à l’écart dont j’étais l’objet.
L’absence de finalité donnée à la vie était devenue une condition de l’action.
Le problème […] ne consiste pas à se demander quel est le but ou le bout du chemin, mais seulement à découvrir la meilleure manière de marcher.
Cesse de tout voir comme si tu n’avais plus rien à espérer. Là où tu prétends aller, la vie n’est pas simple non plus.
Il y a plus important que survivre, c’est se sentir hors d’atteinte.
Aller jusqu’au bout, ce n’est pas seulement résister, mais aussi se laisser aller.
Ne cessez jamais de considérer la vie comme une aventure. Vous n’aurez aucune sécurité à moins de choisir de vivre courageusement, passionnément, avec imagination ; à moins que vous ne puissiez choisir un défi à la place d’une compétence.
Le bon sens est contraint de faire son chemin sans que personne ne s’en enthousiasme.

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