L’absence de finalité donnée à la vie était devenue une condition de l’action.
Écrivain, 1901-1976 Image : Roger Pic, Domaine public, Wikimedia Commons L’absence de finalité donnée à la vie était devenue une condition de l’action.
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Source secondaire
La Voie Royale (1930), p. 37
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Une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue.
Le progrès c’est de moins percevoir la douleur de l’existence.
Ce qui compte, c’est l’intensité d’une vie, pas la durée d’une vie.
La plupart des actes humains découlent de l’hypothèse préalable que leur vie va se poursuivre, et si on enlève cette pré-supposition il ne reste plus grand-chose.
La vie contemplative est souvent misérable. Il faut agir davantage, penser moins, et ne pas se regarder vivre.
La vie est un drame pour lequel on n’est pas préparé.
La vie en se retirant venait d’emporter les désillusions de la vie.
Sans un souffle de cette littérature, sœur de la politesse, la vie retombe assez vite à la goujaterie et à l’abjection.
On ne parvient à la sérénité que lorsqu’on a banni l’espoir de sa vie.
Car une fois choisie la seule action raisonnable, savoir s’enfuir au bout du monde, tout le problème était de s’en tenir là, de ne plus bouger, de ne plus agir, de ne pas accomplir autrement qu’en pensée le mouvement inverse.

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