Sans un souffle de cette littérature, sœur de la politesse, la vie retombe assez vite à la goujaterie et à l’abjection.
Écrivain, 1884-1966Sans un souffle de cette littérature, sœur de la politesse, la vie retombe assez vite à la goujaterie et à l’abjection.
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Vue de la terre promise
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L’absence de finalité donnée à la vie était devenue une condition de l’action.
La vie affective, à condition d’être sincère et pure de tout apocryphe, est donc une lenteur et un attardement.
Au commencement était le verbe. Puis arriva le traitement de texte, et leur foutu processeur de pensée. La mort de la littérature s’ensuivit. Ainsi va la vie.
La vie serait sans doute insupportable sans une certaine inconscience.
Sans culture, l’esprit s’use et perd son ressort : une vie imbécile est semblable à la mort.
Tristesse du réveil. Il s’agit de redescendre, de s’humilier. L’homme retrouve sa défaite : le quotidien.
La vie humaine ne cesse de rétrécir comme une peau de chagrin, évincée par les commentaires qu’on fait sur elle.
La vie sans plaisir est une mort hideuse.
La vie est trop insaisissable pour les livres, clarice…
La vie est une phrase interrompue.

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