La vie affective, à condition d’être sincère et pure de tout apocryphe, est donc une lenteur et un attardement.
Philosophe, 1903-1985La vie affective, à condition d’être sincère et pure de tout apocryphe, est donc une lenteur et un attardement.
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Le je-ne-sais-quoi et le presque-rien
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La vie humaine ne cesse de rétrécir comme une peau de chagrin, évincée par les commentaires qu’on fait sur elle.
Perdre le désir, une sorte de mort lente.
La vie sans plaisir est une mort hideuse.
Le progrès c’est de moins percevoir la douleur de l’existence.
La vie est courte, mais les malheurs la rendent longue.
La vie me paraît trop courte pour que nous la passions à entretenir notre animosité ou à enregistrer nos griefs.
L’immobilité saisit, chaque seconde plus grave comme une syncope, puis la vie repart.
Le tragique de la vie, c’est que nous ne savons guère tirer parti des instants favorables.
On vit alors combien lentement les âmes, une fois brisées, reprennent courage et force.
Plus la vie est agréable et douce et enchanteresse, plus horrible est l’idée de la perdre. Et c’est ainsi que se corrompent les cultures et que viennent les décadences.

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