L’immobilité saisit, chaque seconde plus grave comme une syncope, puis la vie repart.
Écrivain, 1900-1944 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons L’immobilité saisit, chaque seconde plus grave comme une syncope, puis la vie repart.
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Courrier sud
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Il y a des moments où tout s’arrête, où l’on voit sa vie défiler en l’espace d’un quart de seconde. C’est effrayant, c’est déstabilisant, surtout qu’on ne peut pas lutter contre. Il y aurait un avant, un après.
La vie est comme un pendule qui oscille de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui.
Le remords s’endort devant un destin prospère, et s’aigrit dans l’adversité.
Au-delà de ce qui est ressenti au présent, la tendresse est un germe de vie destiné à prolonger l’infinitude de l’instant.
La vie se contredit tant, on se débrouille comme on peut avec la vie…
La vie affective, à condition d’être sincère et pure de tout apocryphe, est donc une lenteur et un attardement.
Il y a des moments dans la vie où tout bascule, quelle chance d’être son propre contrepoids.
La vie s’arrête lorsque la peur de l’inconnu est plus forte que l’élan.
À force de remettre à plus tard, la vie passe.
Sur la corde raide de la vie, les remords font office de balanciers.

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