À force de remettre à plus tard, la vie passe.
Homme d'État Image : I, Calidius, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons À force de remettre à plus tard, la vie passe.
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La Tranquillité de l'âme
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La vie se contredit tant, on se débrouille comme on peut avec la vie…
La vie n’est qu’une longue perte de tout ce qu’on aime. On laisse derrière soi une traînée de douleurs. Le destin nous ahurit par une prolixité de souffrances insupportables. Après cela, on s’étonne que les vieilles gens rabâchent.
La vie elle même n’est plus qu’un perpétuel délire.
Je me dirais : tout ne finit pas pour nous avec la vie, tout rentre dans l’ordre à la mort.
On peut se laisser dépérir dans le manque. On peut aussi y trouver un surcroît de vie.
Au-delà de ce qui est ressenti au présent, la tendresse est un germe de vie destiné à prolonger l’infinitude de l’instant.
L’immobilité saisit, chaque seconde plus grave comme une syncope, puis la vie repart.
Quand une souffrance est inconnue, on a plus de force pour lui résister, car on ignore sa puissance : on ne voit que la lutte et on espère qu’une vie plus pleine reprendra plus tard.
Je crois qu’on survit à tout. Je crois que la vie est plus forte. Je crois que le temps est assassin et balaye les visages du passé en emportant avec lui les épreuves qu’on pensait ne pas pouvoir surmonter.
Plus longtemps on est en vie et moins longtemps on sera mort.

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