Au-delà de ce qui est ressenti au présent, la tendresse est un germe de vie destiné à prolonger l’infinitude de l’instant.
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Vivre avec les miens : chaque jour-- la vie
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La vie elle même n’est plus qu’un perpétuel délire.
Le tonnerre est souvent nécessaire pour arracher à la torpeur croupissante d’une vie sans saveur.
La vie est comme un pendule qui oscille de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui.
Le remords s’endort devant un destin prospère, et s’aigrit dans l’adversité.
Notre souffrance, dans l’immédiat, comme vous dites, est faite pour s’intégrer dans l’ordre du monde, où elle se transforme en équilibre, donc en bonheur.
L’immobilité saisit, chaque seconde plus grave comme une syncope, puis la vie repart.
La vie, c’est le renouveau constant, c’est la lutte.
À force de remettre à plus tard, la vie passe.
La sérénité ne peut être atteinte que par un esprit désespéré et, pour être désespéré, il faut avoir beaucoup vécu et aimer encore le monde.
La vie est une ivresse continuelle : le plaisir passe, le mal de tête reste.

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