Sur la corde raide de la vie, les remords font office de balanciers.
Écrivain Image : JB Charpentier, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Sur la corde raide de la vie, les remords font office de balanciers.
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L'almanach 2013 des Grosses Têtes
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La vie n’est pas seulement une balançoire ; c’est une balançoire qui va de travers.
Le tonnerre est souvent nécessaire pour arracher à la torpeur croupissante d’une vie sans saveur.
La vie est comme un pendule qui oscille de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui.
Nous avançons dans la vie comme des funambules, persuadés que le temps nous aidera à mieux maîtriser notre équilibre sur la corde tremblante de l’existence.
La vie importe quand elle change et ce n’est pas en allant en équilibre sur le fil que le funambule connaît le plus son précipice.
L’immobilité saisit, chaque seconde plus grave comme une syncope, puis la vie repart.
Au-delà de ce qui est ressenti au présent, la tendresse est un germe de vie destiné à prolonger l’infinitude de l’instant.
Nos vies sont faites de tout un réseau de voies inextricables, parmi lesquelles un instinct fragile nous guide, équilibre toujours précaire entre le cœur et la raison.
La vie offre toujours deux pentes. On grimpe ou on se laisse glisser.
Se fixer des buts dans la vie, c’est s’entortiller dans des chaînes.

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