On vit alors combien lentement les âmes, une fois brisées, reprennent courage et force.
Écrivain, 1798-1874On vit alors combien lentement les âmes, une fois brisées, reprennent courage et force.
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Source vérifiée
Histoire de la Révolution française (1847), livre VII, chapitre 7
Le vent n’était plus au massacre, chacun en avait horreur. Et pourtant il continuait.On vit alors combien lentement les âmes, une fois brisées, reprennent courage et force.Une étrange léthargie, une paralysie inexplicable enchaînait les masses. Il y avait encore une cinquantaine d’hommes à l’Abbaye, autant au moins à la Force, qui tuaient paisiblement. Personne n’osait les déranger. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Rien n’est plus long à voyager que l’âme, et c’est lentement, s’il se déplace, qu’elle rejoint le corps.
N’est-ce pas le destin des âmes qui s’aiment que de se déchirer ?
Quand une souffrance est inconnue, on a plus de force pour lui résister, car on ignore sa puissance : on ne voit que la lutte et on espère qu’une vie plus pleine reprendra plus tard.
Un esprit cultivé ne nuit point au courage.
La vie affective, à condition d’être sincère et pure de tout apocryphe, est donc une lenteur et un attardement.
Les corps se défont vite si l’esprit se rebelle.
La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. D’ailleurs que fait-on d’autre ? C’est auprès d’elle que l’on puise ses vraies ressources, que l’on sublime ses revanches.
À mesure qu’une âme s’enfonce dans la dévotion, elle perd le sens, le goût, le besoin, l’amour de la réalité.
À force de remettre à plus tard, la vie passe.
De quelque désespoir qu’une âme soit atteinte, la douleur est toujours moins forte que la plainte.

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