Il y a toujours moins de courage à emboîter le pas qu’à se détacher d’un ensemble.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Il y a toujours moins de courage à emboîter le pas qu’à se détacher d’un ensemble.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Journal (1922)
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Avoir trop peu de courage, c’est avoir perdu tout courage.
Ce n’est pas tous les jours qu’on peut se révéler à soi-même son courage.
Le bon courage intimide la mauvaise aventure.
Mais à qui se peut vaincre soi-même, il est peu de chose qui puisse résister.
Il n’y a point de chemin trop long à qui marche lentement et sans se presser ; il n’y a point d’avantages trop éloignés à qui s’y prépare par la patience.
Car une fois choisie la seule action raisonnable, savoir s’enfuir au bout du monde, tout le problème était de s’en tenir là, de ne plus bouger, de ne plus agir, de ne pas accomplir autrement qu’en pensée le mouvement inverse.
La lâcheté a quelque chose de fascinant. Peut-être parce qu’elle ne connait pas de limites, contrairement au courage.
On s’engage souvent par manque de courage intellectuel. Prendre un parti, c’est démissionner du sien.
Fuir : prendre son courage à deux pieds.
Le courage les abandonne.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.