Pour désirer laisser des traces dans le monde, il faut en être solidaire.
Écrivaine, 1908-1986 Image : Moshe Milner, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Pour désirer laisser des traces dans le monde, il faut en être solidaire.
Écrivaine, 1908-1986 Image : Moshe Milner, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Partager sur
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L'invitée
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Il faut que soient préservés des pans entiers du monde à l’écart du mouvement précipité de l’histoire. Que les gens vivent en marge, au bon sens du terme. On peut être très heureux au bord du chemin. À condition de n’y être pas seul, de faire bloc.
Nous devons rester unis. Nous devons essayer de travailler ensemble pour la paix dans le monde.
On ne devrait communiquer que depuis l’anéantissement, l’amoindrissement, depuis cette absence momentanée de nous-même où, dévastés, nous sommes ouverts au monde comme une béance.
Nous sommes une nation de citoyens solidaires. Nous avons besoin les uns des autres. On s’en sortira ensemble.
Embrassons chacun de nous maintenant avec un devoir solennel et une joie impressionnante, ce qui est notre droit d’aînesse durable. Avec un effort commun et un objectif commun, avec passion et dévouement, répondons à l’appel de l’histoire et portons dans un avenir incertain cette précieuse lumière de liberté.
La solidarité n’existe pas : n’existe qu’une coalition d’égoïsmes. Chacun reste avec les autres pour se sauver soi-même.
La fidélité : Il vaut mieux aller plus loin avec quelqu’un que nulle part avec tout le monde.
On a tous dans le cœur le désir de trouver une rencontre venue d’ailleurs.
C’est une excellente pierre de touche que notre plus ou moins grande aptitude à supporter ou à aimer la solitude.
Si quitter ce monde est une réalité aussi forte que l’aimer, alors il doit y avoir une signification dans les rencontres et les séparations de la vie.

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