Nous rabaissons trop la providence quand, par dépit de ne pouvoir la comprendre, nous lui prêtons nos idées.
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- Si autrui doit pouvoir nous être donné, c’est par une appréhension directe qui laisse à la rencontre son caractère de facticité comme le cogito lui-même laisse toute sa facticité à ma propre pensée.
- Peut-être parce que certains événements attendus trop longtemps excèdent notre pouvoir de réaction, en débordant notre conscience, et ne sont plus ensuite assimilables que sous forme de rêves.
- Savoir ne permet pas toujours d’empêcher, mais du moins les choses que nous savons, nous les tenons, sinon entre nos mains, du moins dans notre pensée où nous les disposons à notre gré, ce qui nous donne l’illusion d’une sorte de pouvoir sur elles.
- Nous sommes peu à penser trop, trop à penser peu...
- On pense avec précipitation et on s’exprime avec soin, avec étude, avec effort. C’est un défaut du siècle.
- La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes.
- Confinement est sans doute le mot du jour, un peu long, à notre regret, mais qui incite ou invite à la réflexion.
- Nous sommes tous obligés, pour rendre la réalité supportable, d’entretenir en nous quelques petites folies.
- Nous vivons avec des idées qui, si nous les éprouvions vraiment, devraient bouleverser toute notre vie.
- Oui, notre folie va jusque-là, de nous faire prendre pour but suprême de nos efforts l’opinion d’autrui.
- Méfions-nous des pensées faibles. Ce sont souvent - et paradoxalement - les plus chargées d’ambiguïtés.
- Nous ne parvenons pas à écrire ce que nous pensons et c’est là, toute la force des mots. Ecrire, c’est perdre son idée au profit de quelque chose qui nous dépasse, qui ne nous appartient même plus.
- Dans la plupart des discussions, on s’aime mieux soi-même que son opinion, et l’on cherche moins à la faire valoir qu’à se faire valoir.
- Et si en aurons encore le repos de l’esprit plus assuré, ces choses là nous estans presentes, si nous nous les figurons en notre pensée absentes.
- Le verbe clair n’est pas entendu, car imaginé compris sans effort. La compréhension résulte de la réflexion.