Nous sommes tous obligés, pour rendre la réalité supportable, d’entretenir en nous quelques petites folies.
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- Le sens critique est soumission à la réalité intérieure.
- Savoir ne permet pas toujours d’empêcher, mais du moins les choses que nous savons, nous les tenons, sinon entre nos mains, du moins dans notre pensée où nous les disposons à notre gré, ce qui nous donne l’illusion d’une sorte de pouvoir sur elles.
- Nous localisons dans le corps d’une personne toutes les possibilités de sa vie, le souvenir des êtres qu’elle connaît et qu’elle vient de quitter, ou s’en va rejoindre.
- Il y a des folies sérieuses et concertées avec un certain air de sagesse qui sont mille fois plus impertinentes que ce qu’on nomme véritables folies.
- Pour s’émanciper de cette folie médiatique, il est nécessaire de placer sur off le bouton de la radio. Se nourrir à la source sans réflexion est un suicide délibéré ! Nous avons un cerveau et il faut s’en servir.
- Oui, notre folie va jusque-là, de nous faire prendre pour but suprême de nos efforts l’opinion d’autrui.
- J’ai compris que quoi qu’on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie.
- On passe sa vie à romancer les motifs et à simplifier les faits.
- Nos esprits ont besoin de détente, et cèdent le pas à moins que nous ne mêlions au travail un peu de jeu.
- Les humains, nous le vérifions chaque jour, ont besoin d’avancer sur un sol ferme qui seul donnera un sens à leur vie.
- Que de fois il arrive qu’en croyant expérimenter sur autrui nous expérimentons en réalité sur nous-mêmes !
- Nous rabaissons trop la providence quand, par dépit de ne pouvoir la comprendre, nous lui prêtons nos idées.
- Pourquoi sommes-nous autant marqués par un détail, un geste, qui font de ces instants minimes le coeur d’une époque ?
- Nieras-tu que nous soyons cachés à l’intérieur de nous-mêmes comme la statue dans le bloc de marbre ? Il faut se sculpter soi-même ! On doit s’y contraindre les uns les autres !
- Nous avons tous un jour, une heure de sensibilité, de grâce, où une image nous atteint, où une note, un mot, résonne en nous.