Et si en aurons encore le repos de l’esprit plus assuré, ces choses là nous estans presentes, si nous nous les figurons en notre pensée absentes.
Image : Et si en aurons encore le...

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- Nous sommes peu à penser trop, trop à penser peu...
- L’esprit qui s’obstine finira par plier les choses à son idée, au lieu de régler sa pensée sur les choses.
- Méfions-nous des pensées faibles. Ce sont souvent - et paradoxalement - les plus chargées d’ambiguïtés.
- Les érections de la pensée sont comme celles du corps; elles ne viennent pas à volonté ! Et puis je suis une si lourde machine à remuer ! Il me faut tant de préparations et de temps pour me remettre en train !
- Il faut douter presque de ce qui se passe de vrai sous nos yeux; à combien plus forte raison de ce qui se dit en notre absence ?
- Une pensée réellement profonde a toujours quelque chose de paradoxal, qui apparaît aux esprits médiocrement doués comme obscur et contradictoire.
- La libre pensée ne constitue souvent qu’une croyance, qui dispense de la fatigue de penser.
- Les mots ne sont visibles que dans l’oeil dénué de paupière de la mémoire. Dieu merci, les vivants conservent l’aptitude de surprendre et de décevoir.
- Lorsque nous appelons les réflexions, elles nous fuient; et quand nous voulons les chasser, elles nous obsèdent, et tiennent malgré nous nos yeux ouverts pendant la nuit.
- Nos esprits ont besoin de détente, et cèdent le pas à moins que nous ne mêlions au travail un peu de jeu.
- On vit petitement si l’on pense petitement. On vit librement si l’on pense librement. La pensée n’est jamais sans conséquence sur notre existence, personnelle ou collective.
- L’esprit et l’infinité son liés d’une étrange manière. Peut-être l’infini a-t-il besoin de la pensée pour pouvoir exister !
- Il n’est rien de sensé qui n’ait été déjà pensé, on doit seulement tâcher de le penser encore une fois.
- Quand le pensant et le pensé sont pris comme identique, et inversement, ce qui est engendré dans une telle pensée, c’est le concept du moi.
- Rien ne prédispose davantage à l’aspect pensif que l’absence totale de pensée.