Rien ne prédispose davantage à l’aspect pensif que l’absence totale de pensée.
Écrivain, 1893-1975Source : L’Os à moelle, avril 1939.
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Rien ne prédispose davantage à l’aspect pensif que l’absence totale de pensée.
Écrivain, 1893-1975Source : L’Os à moelle, avril 1939.
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Du moment que la pensée n’est pas tout, elle n’est qu’un égarement de ce qui n’est pas elle.
C’est seulement lorsqu’on ne voit pas de terme à sa pensée, qu’il faut penser.
C’est à ne pas penser que la pensée de l’homme s’use ; et c’est celui qui pense peu qui se prévaut de certitudes.
Penser ne suffit pas : il faut penser à quelque chose.
Sans le mot qui seul compte dans l’expression d’une pensée, la pensée en question n’est qu’un pur fantôme en attente de corps. Là où les mots manquent pour le dire, manque aussi la pensée.
La réflexion sans action est une illusion, l’action sans réflexion globale n’a pas de sens !
La réflexion n’ôte rien au cœur et les habitudes de l’égoïsme le rétrécissent.
Penser ne consiste pas à avoir des idées, à faire des discours savants. Penser, c’est rester ouvert, questionnant.
Le verbe clair n’est pas entendu, car imaginé compris sans effort. La compréhension résulte de la réflexion.
Feindre le malaise est l’ultime refuge de qui manque d’imagination.

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