La réflexion n’ôte rien au cœur et les habitudes de l’égoïsme le rétrécissent.
Romancier, 1799-1850 Image : Louis-Auguste Bisson, Domaine public, Wikimedia Commons La réflexion n’ôte rien au cœur et les habitudes de l’égoïsme le rétrécissent.
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Pensées, sujets, fragmens
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Rien ne prédispose davantage à l’aspect pensif que l’absence totale de pensée.
Qui ne compte plus sur le bonheur est moins soigneux de sa conscience.
La libre pensée ne constitue souvent qu’une croyance, qui dispense de la fatigue de penser.
Mais l’homme se déprave dès qu’il a dans le cœur une seule pensée qu’il est constamment forcé de dissimuler.
La jalousie, passion éminemment crédule, soupçonneuse, est celle où la fantaisie a le plus d’action ; mais elle ne donne pas d’esprit ; elle en ôte.
Si l’action ne soutient pas la pensée, la pensée perd son nerf et sa force s’effrite.
À force de vivre dans les mêmes idées, de ne voir qu’une chose, si on la veut avec ardeur on ne remarque plus le crime de ses désirs.
L’égoïsme n’est pas l’amour de soi, mais une passion désordonnée de soi.
Le tort commun des malheureux est de ne jamais vouloir croire à ce qui leur est favorable.
Absent. Particulièrement exposé au dénigrement ; calomnié ; définitivement dans son tort ; oublié de la considération et de l’affection de chacun.

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