Mais l’homme se déprave dès qu’il a dans le cœur une seule pensée qu’il est constamment forcé de dissimuler.
1767-1830Mais l’homme se déprave dès qu’il a dans le cœur une seule pensée qu’il est constamment forcé de dissimuler.
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Source secondaire
Adolphe (1816), chapitre IX, p. 92
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Souvent le cœur se fatigue de voir que jamais vie et rêve ne concordent.
Un pauvre amant dit ce qu’il pense Sans trop penser à ce qu’il dit. Le désordre est son éloquence ; Quand le cœur parle, adieu l’esprit.
Le cœur d’un homme, personne peut le comprendre, et ce qui se passe dedans, ça appartient qu’à lui…
Bien des hommes cachent, autant qu’il le peuvent, la noirceur et la méchanceté de leur cœur.
La douleur et la répétition monotone d’une action engourdissent l’esprit, tout en le laissant libre de suivre ses pensées.
L’homme de cœur est celui qui se fie jusqu’au bout à l’espérance. Désespérer, c’est lâcheté.
Cette disposition à ne vivre qu’avec son propre cœur et ses illusions n’est autre chose qu’une crapule délicate.
L’homme obtus manque d’esprit, le sot d’entendement.
La réflexion n’ôte rien au cœur et les habitudes de l’égoïsme le rétrécissent.
Sous le sommeil, l’homme est sans défense contre le croire. Il n’a aucun moyen de ne pas croire car il est privé du second chemin, de la dualité, – de la conscience de conscience.

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