Biographie courte et informations sur Remy de Gourmont
Remy de Gourmont est un écrivain français né le 4 avril 1858 à Bazoches-au-Houlme. Il a vécu principalement à Paris. Il a travaillé comme romancier, critique d'art et journaliste. En 1886, il publie son premier roman Merlette. Il a fondé la revue Mercure de France en 1889 et a dirigé L’Ymagier entre 1894 et 1896. Gourmont a souffert d'une maladie de la peau à partir de 1891 qui l'a beaucoup affaibli. En 1910, il fait connaissance de Natalie Clifford Barney. Il meurt le 27 septembre 1915 dans le 15e arrondissement de Paris. Son travail a porté sur le symbolisme et il a été proche des grands écrivains de son époque.
- Le nu de l’art contemporain est un nu d’hydrothérapie.
- Acquérir la pleine conscience de soi, c’est se connaître tellement différent des autres qu’on ne sent plus avec les hommes que des contacts purement animaux.
- La tare est la conscience qui crée l’indécision, la paresse, la gaucherie, et qui altère la volonté. Or une volonté malade rend l’homme impropre à l’action et en fait un être dangereux pour soi et pour autrui.
- Il n’y a pas de liberté là où le public n’est pas assez intelligent pour aimer les opinions contradictoires. Un tel état d’esprit semble avoir existé en France vers le milieu du dix-huitième siècle : qui nous rendra ces temps sceptiques, ces temps bénis !
- La femme la plus compliquée est plus près de la nature que l’homme le plus simple.
- Toute pensée est une tige qui deviendra fleur, qui deviendra fruit.
- Le principe de la charité est le don gratuit, pur et simple, sans désir, sans espérance, sans but.
- Sachez bien que, partout où vous allez dans la vie, tartufe est sous un tapis et Chérubin dans une armoire.
- Qui ne meurt pas une fois par jour ignore la vie.
- Soyez humains : si vous avez un fils qui ne sait pas distinguer les couleurs, faites-en plutôt un critique d’art qu’un mécanicien de chemin de fer.
- Ce qui manque le plus à l’instruction laïque, c’est qu’elle n’enseigne pas à mourir.
- La superstition est un peu plus humaine que la religion, parce qu’elle manque de morale.
- Heureux ceux qui souffrent ! Cette parole insensée hante toujours vos coeurs debiles et vous avez peur de la joie, par vanité.
- La maladie, la vieillesse, la mort, trois grandes humiliations pour l’homme.