Soyez humains : si vous avez un fils qui ne sait pas distinguer les couleurs, faites-en plutôt un critique d’art qu’un mécanicien de chemin de fer.
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- Un critique a écrit que mes tableaux n’avaient ni commencement ni fin. Il ne l’entendait pas comme un compliment, or c’en était un. C’était même un beau compliment. Seulement il ne le savait pas.
- L’acteur est un artiste et non pas un critique. Son but n’est pas de faire comprendre un texte, mais de faire vivre un personnage.
- Il y a peu de personnes, soit instruites, soit même ignorantes, qui, si elles disaient librement leurs pensées sur les ouvrages des artistes, ne pourraient pas leur être utiles. Les seules opinions dont on ne peut tirer aucun fruit sont celles des demi-connaisseurs.
- La critique littéraire à une tendance à louer le plagiat, quand il est commis par un homme de génie, par un Molière. C’est un peu comme si on disait qu’une canaillerie faite par un homme vertueux devient une bonne action.
- On peut devenir un peintre, un sculpteur, un musicien même à force d’étude; on ne devient pas un auteur dramatique. On l’est tout de suite ou jamais, comme on est blond ou brun, sans le savoir.
- La poésie et le dessin sont frère et soeur, comme tu le sais, de même que les mots et les couleurs.
- La couleur est par excellence la partie de l’art qui détient le don magique. Alors que le sujet, la forme, la ligne s’adressent d’abord à la pensée, la couleur n’a aucun sens pour l’intelligence, mais elle a tous les pouvoirs sur la sensibilité.
- Dans chaque enfant il y a un artiste. Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant.
- Comme un aveugle n’a aucune idée des couleurs, de même nous n’avons aucune idée de la manière dont Dieu infiniment sage perçoit et comprend toutes choses.
- Il n’y a pas d’autre magie, mon enfant, que l’intelligence de l’homme; c’est elle qui supplée chez lui à la force, et lui fait exécuter tant de choses qui paraissent merveilleuses.
- Il fallait se méfier de la méchanceté qui semble être un luxe qu’on peut se permettre, quand on est jeune, car la vérité est tout autre : la méchanceté est une lumière froide dans laquelle les choses perdent leurs couleurs, et ce définitivement.
- Si le bonheur ou le malheur va tout nu, il n’est jamais assez visible ! Les gens ne le reconnaissent que lorsqu’ils l’ont emplumé à leurs couleurs.
- Le plaisir de la critique nous ôte celui d’être vivement touchés de très belles choses.
- Il ne faut pas peindre ce qu’on voit, il faut peindre ce qu’on sent. La ligne du dessin doit toujours être un peu la ligne du coeur... Prolongée.
- La critique, art aisé, se doit d’être constructive.