La tare est la conscience qui crée l’indécision, la paresse, la gaucherie, et qui altère la volonté. Or une volonté malade rend l’homme impropre à l’action et en fait un être dangereux pour soi et pour autrui.
Écrivain, 1858-1915La tare est la conscience qui crée l’indécision, la paresse, la gaucherie, et qui altère la volonté. Or une volonté malade rend l’homme impropre à l’action et en fait un être dangereux pour soi et pour autrui.
Écrivain, 1858-1915Partager sur
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Chermin De Velours Ed.10
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La conscience est une instance malade, inventée par des êtres morbides afin d’entraver l’action et de paralyser l’acteur.
La bonne conscience rend impitoyable.
La conscience est une poltronne, qui, quand elle n’a pas eu assez de force pour prévenir une faute, a rarement assez de justice pour en punir le coupable en l’accusant.
Une mauvaise conscience peut rendre la vie intéressante.
La conscience est une maladie.
La conscience en réalité se trouve prise entre deux contradictions : ou le Bien, sommé d’être bon à tout prix, se niera lui-même ; ou le Bien, plus soucieux de survivre (…), sera provisoirement infidèle à soi.
Une conscience trop fine est plutôt un mal qu’un bien, et nuit à la santé de l’âme.
La conscience est timide, elle aime la retraite et la paix ; le monde et le bruit l’épouvantent : les préjugés dont on la fait naître sont ses plus cruelle ennemis, elle fuit ou se tait devant eux.
La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions.
Le mal de la grandeur, c’est quand du pouvoir elle sépare la conscience.

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