Le mal de la grandeur, c’est quand du pouvoir elle sépare la conscience.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons Le mal de la grandeur, c’est quand du pouvoir elle sépare la conscience.
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12 Livres de William Shakespeare
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La bonne conscience rend impitoyable.
Une conscience trop fine est plutôt un mal qu’un bien, et nuit à la santé de l’âme.
La conscience est la lumière de l’intelligence pour distinguer le bien du mal.
Si la conscience n’est, comme l’a dit un penseur inhumain, qu’un éclair entre deux éternités de ténèbres, alors il n’y a rien de plus exécrable que l’existence.
Trop de lucidité dessèche ; en sorte qu’une conscience délicate ne va jamais sans quelque aveuglement, sans l’ingénuité du cœur et la crédulité de l’esprit. C’est cette conscience que l’ironie des esprits forts impitoyablement pourchasse et neutralise.
Ce qui est redoutable… C’est un pouvoir illimité commandé par un esprit borné. Il n’est pas de violence ni de crime qu’il ne faille craindre de mains vigoureuses au service d’une tête faible.
L’ambition enivre la conscience et fait chanceler la droiture.
La tare est la conscience qui crée l’indécision, la paresse, la gaucherie, et qui altère la volonté. Or une volonté malade rend l’homme impropre à l’action et en fait un être dangereux pour soi et pour autrui.
La conscience est timide, elle aime la retraite et la paix ; le monde et le bruit l’épouvantent : les préjugés dont on la fait naître sont ses plus cruelle ennemis, elle fuit ou se tait devant eux.
Une mauvaise conscience peut rendre la vie intéressante.

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