Ce qui est redoutable… C’est un pouvoir illimité commandé par un esprit borné. Il n’est pas de violence ni de crime qu’il ne faille craindre de mains vigoureuses au service d’une tête faible.
Écrivain, 1924-2016Ce qui est redoutable… C’est un pouvoir illimité commandé par un esprit borné. Il n’est pas de violence ni de crime qu’il ne faille craindre de mains vigoureuses au service d’une tête faible.
Écrivain, 1924-2016Partager sur
Source vérifiée
Gilles et Jeanne
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C’est la puissance oblique qui nous récompense de nos lâchetés. Le diable, c’est que la vertu est régulièrement punie. Ainsi va le monde des forces, et l’ironie est le langage du diable.
Le mal de la grandeur, c’est quand du pouvoir elle sépare la conscience.
Il n’y a point de vertu sans force, et le chemin du vice est la lâcheté.
Finalement, il n’y a jamais qu’un combat : celui des esprits sérieux contre les esprits ludiques, le grand Combat du Sens contre la Dérision nihiliste.
Un pouvoir engagé dans la route sanglante de l’injustice ressent la crainte qu’il inspire, éprouve la haine qu’il excite : c’est une pente funeste et glissante où l’on ne peut ni s’arrêter ni reculer.
L’usage du pouvoir exige une certaine mesure d’inhumanité.
Le pouvoir, c’est l’impuissance.
Être léger, visiblement, c’est démasquer les vaniteux. C’est inquiéter les imposteurs. C’est confondre les méchants. C’est opposer la grâce à la mauvaise humeur. C’est donner en outre un témoignage exquis de pudeur morale…
Rien n’est plus dangereux pour l’individu, rien ne détruit plus sûrement son moral que de s’occuper constamment de lui-même et de son état, de remâcher son insatisfaction, son abandon et sa faiblesse.
Il se peut qu’un grand criminel, dans une fureur exaltée, s’extasie sur son courage et sur son succès ; mais le mal ne monte que pour tomber plus bas et de plus haut.

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