Ce qui est redoutable... C’est un pouvoir illimité commandé par un esprit borné. Il n’est pas de violence ni de crime qu’il ne faille craindre de mains vigoureuses au service d’une tête faible.
Image : Ce qui est redoutable... C’est un...

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- L’intelligence et la bêtise peuvent habiter dans la même tête sans s’infuencer le moins du monde, comme l’eau et l’huile se superposent sans se mêler.
- L’ignorance n’a pas de pudeur : elle a l’habitude très fréquente de suppléer par la violence et l’audace à ce qui lui manque naturellement.
- Comme la bonté, comme la violence, comme la gourmandise, comme tout le reste, l’instinct de conservation n’est pas également réparti sur la masse des individus.
- Allez à contre-courant, n’écoutez pas les voix qui sont nombreuses à faire la propagande de modèles de vie fondés sur l’arrogance et la violence, le succès à tout prix, l’apparence et les possessions matérielles.
- Celui qui ne sait pas vivre avec charité et embrasser la douleur des autres est puni en ceci qu’il sent avec une violence intolérable sa propre douleur.
- Il y a dans le deuil une puissance contradictoire, une puissance absolue qui propulse tout autant vers la nécessité du changement que vers la tentation morbide à la fidélité au passé.
- Rien n’est plus dangereux pour l’individu, rien ne détruit plus sûrement son moral que de s’occuper constamment de lui-même et de son état, de remâcher son insatisfaction, son abandon et sa faiblesse.
- Finalement, il n’y a jamais qu’un combat : celui des esprits sérieux contre les esprits ludiques, le grand Combat du Sens contre la Dérision nihiliste.
- Le mal de la grandeur, c’est quand du pouvoir elle sépare la conscience.
- On se fait violence, on ne s’écoute point, on croit qu’à force de prendre sur soi, à la fin on accoutumera le corps à obéir...
- Jamais la violence ne viendra à bout de la violence. Jamais le pouvoir ne mettra fin au pouvoir. Quand un ordre est allé au bout de lui-même, il est remplacé par un autre, c’est tout. La politique ne sert à rien.
- Le pouvoir qu’a un enfant inconscient de rejeter. De survivre. C’est ainsi qu’une génération en enfonce une autre dans la terre. La réduit en os, en poussière. L’enfouit dans l’oubli. Avec un sourire cruel.
- On gagne plus par l’amitié et la modération que par crainte. La violence peut avoir de l’effet sur les natures serviles mais non sur les esprits indépendants.
- Trop de lucidité dessèche; en sorte qu’une conscience délicate ne va jamais sans quelque aveuglement, sans l’ingénuité du coeur et la crédulité de l’esprit. C’est cette conscience que l’ironie des esprits forts impitoyablement pourchasse et neutralise.
- Il n’y a plus de beauté que dans la lutte. Pas de chef-d’uvre sans un caractère agressif. La poésie doit être un assaut violent contre les forces inconnues, pour les sommer de se coucher devant l’homme.