Jamais la violence ne viendra à bout de la violence. Jamais le pouvoir ne mettra fin au pouvoir. Quand un ordre est allé au bout de lui-même, il est remplacé par un autre, c’est tout. La politique ne sert à rien.

Jamais la violence ne viendra à bout de la violence. Jamais le pouvoir ne mettra fin au pouvoir. Quand un ordre est allé au bout de lui-même, il est remplacé par un autre, c’est tout. La politique ne sert à rien.

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Il viendra
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Le pouvoir qui fonde un État, c’est la violence ; le pouvoir qui le maintient est la violence ; le pouvoir qui finit par le renverser est la violence.
Le métier politique consiste à revendiquer le pouvoir, lequel a deux fonctions principales dans la société. Un, c’est d’y exercer le monopole public de la violence pour ne pas la laisser à la violence privée – il y faut de la police – ou à la violence internationale – il y faut se défendre. Et deux, de canaliser la circulation de l’argent. On touche au sale, par définition. Et on se salit quand on touche au sale, même si les motifs sont propres. Et quiconque prétend faire de la politique en négligeant ces deux aspects est un amateur, et tant qu’angélique il est dangereux.
Bref, partout et toujours, ce sont les conditions et les moyens de puissance économiques qui aident la « violence » à remporter la victoire, sans laquelle elle cesse d’être violence.
Si la loi du plus fort se transforme en relation politique, on ne passe pas de la violence au droit, mais de la force qui s’affirme immédiatement à la force qui calcule.
La soumission du peuple n’est jamais due qu’à la violence et à l’étendue des supplices.
Mais quand le sacré pointe, la violence n’est jamais loin.
La violence n’apporte que des victoires temporaires ; la violence, en créant beaucoup plus de problèmes sociaux qu’elle n’en résout, n’apporte jamais une paix permanente.
La violence ne vient pas de l’Etat, elle vient de la société elle-même.
Il ne s’agit pas de refuser l’autorité du pouvoir, nous sommes par bonheur en démocratie, mais d’intervenir au quotidien, au difficile équilibre entre le désordre et les excès de l’ordre.
En politique ce n’est rien décider que de se décider en fonction ou en faveur de ce qui n’a aucune chance d’arriver. En d’autres termes, une solution politique réalisable offre toujours des inconvénients. Si donc on l’écarte sous ce prétexte, on n’en retiendra jamais aucune.

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