Il ne s’agit pas de refuser l’autorité du pouvoir, nous sommes par bonheur en démocratie, mais d’intervenir au quotidien, au difficile équilibre entre le désordre et les excès de l’ordre.
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- Il faut savoir être citoyen, c’est-à-dire "faire de la politique". Certes, en faire c’est courir le risque de se tromper; mais ne pas en faire c’est être sûr de se tromper.
- Il est nécessaire que la morale d’un peuple soit décidée par le peuple lui-même; d’où le besoin d’une nouvelle forme de démocratie : la démocratie de l’éthique.
- Que sommes-nous devenus, nous qui aurons inlassablement rêvé de bonheur, qui avons inventé la démocratie, su repérer les trous noirs, l’invisible sidéral et les amnésies de l’histoire ?
- La civilisation ne consiste pas à multiplier les besoins mais à les réduire volontairement, délibérément. Cela seul amène le vrai bonheur.
- Nous avons tous assez de force en nous pour supporter le malheur des autres, mais nous n’en avons peut-être pas autant pour supporter leur bonheur.
- Il faut faire le bien pour mériter son bonheur, on n’y arrive pas par la spéculation et la paresse. La paresse séduit et le travail satisfait. C’est dans une conscience tranquille qu’on puise sa force.
- La démocratie est parfois brouillonne, elle nécessite parfois un peu de patience aussi. (...) J’appelle chacun à rester calme, le processus fonctionne, le dépouillement touche à sa fin, on sera vite fixés.
- La flamme de la démocratie a été allumée dans cette nation il y a longtemps. Et nous savons que rien, pas même une pandémie ou un abus de pouvoir, ne peut l’éteindre.
- La démocratie est un objectif. La démocratisation est un processus. La démocratisation sert la cause de la paix car elle offre la possibilité de justice et de changement progressif sans force.
- C’est la beauté de la démocratie de faire que le pouvoir tienne compte de l’opinion, mais c’est la misère de la démocratie d’être soumise au nombre, la moitié plus un. Or la majorité des gens ne se soucie pas du sort des autres.
- Il nous est plus aisé d’arriver au pouvoir que de nous y maintenir, par la raison que, pour y arriver nous sommes aidés par les fautes de nos adversaires, et que quand nous y sommes, ils ont le même avantage sur nous.
- Le pouvoir ne se sépare pas de l’injustice. Le bon pouvoir est l’administration saine et prudente de l’injustice.
- Le gouvernement est stationnaire, l’espèce humaine est progressive. Il faut que la puissance du gouvernement contrarie le moins qu’il est possible la marche de l’espèce humaine.
- La force même de la démocratie est peut-être sa prétendue faiblesse, cette désorganisation qui est telle, parfois, qu’il paraît impossible de mobiliser ne serait-ce que la moitié de la population pour atteindre un but donné.
- Honneur et obéissance à l’autorité, et même à l’autorité boiteuse ! Ainsi le veut le bon sommeil. Est-ce ma faute, si le pouvoir aime à marcher sur des jambes boiteuses ?