Nous sommes peu à penser trop, trop à penser peu…
Écrivaine, 1935-2004Source : Le Cheval évanoui, éd. Julliard
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Nous sommes peu à penser trop, trop à penser peu…
Écrivaine, 1935-2004Source : Le Cheval évanoui, éd. Julliard
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Nous rabaissons trop la providence quand, par dépit de ne pouvoir la comprendre, nous lui prêtons nos idées.
Penser ne suffit pas : il faut penser à quelque chose.
Nous sommes en train de mourir de trop penser. On se tue lentement en pensant à tout. Pense. Pense. Pense. Vous ne pouvez jamais faire confiance à l’esprit humain de toute façon. C’est un piège mortel.
On ne fait pas beaucoup de grandes choses par conseil.
Il n’y a rien que nous entendions si peu que ce que nous croyons comprendre trop bien.
Nous ne parvenons pas à écrire ce que nous pensons et c’est là, toute la force des mots. Ecrire, c’est perdre son idée au profit de quelque chose qui nous dépasse, qui ne nous appartient même plus.
On vit petitement si l’on pense petitement. On vit librement si l’on pense librement. La pensée n’est jamais sans conséquence sur notre existence, personnelle ou collective.
Un des maux de notre littérature, c’est que nos savants ont peu d’esprit, et que nos hommes d’esprit ne sont pas savants.
Plus ça va, plus je pense qu’on ne choisit pas grand-chose. La vie vous arrive, c’est tout et on fait avec. On fait de son mieux avec.
Confinement est sans doute le mot du jour, un peu long, à notre regret, mais qui incite ou invite à la réflexion.

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