Il n’y a rien que nous entendions si peu que ce que nous croyons comprendre trop bien.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Pour nous, il n’y a rien à comprendre, et, hors de nous, il n’y a personne pour comprendre.
Etre clair ? Nous sommes si peu capables d’effort pour comprendre les autres !
En littérature, tout est ainsi donné à comprendre, et pourtant, comme dans notre vie même, il n’y a pour finir rien à comprendre.
On se lasse de tout, sauf de comprendre.
L’incompréhension le plus souvent ne vient pas d’un manque d’intelligence mais d’un manque de sens.
Mais savoir n’est pas nécessairement un bienfait. On peut savoir et ne rien comprendre à ce qu’on sait. Seulement comment comprendre quand on ne sait rien ?
Comprendre ne peut être qu’une longue construction ; dire que l’on n’a pas compris, c’est faire preuve d’une vive intelligence. Comprendre qu’on n’a pas compris, c’est ce qu’il y a de plus difficile à admettre.
Un des maux de notre littérature, c’est que nos savants ont peu d’esprit, et que nos hommes d’esprit ne sont pas savants.
Nous sommes peu à penser trop, trop à penser peu…
Fréquemment, nous pouvons reconnaître et dénoncer le mensonge, sans pour autant découvrir les secrets de la vérité ; savoir que quelqu’un ment ne nous apprend rien sur ce qu’il pense.

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