Il se disait qu’un fleuve était le plus exact symbole de la vie active : on le suivait dès sa naissance, sur tout son parcours, au travers des territoires qu’il fécondait.
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- L’esprit vient de la vie : il est dans les montagnes, les rivières, l’herbe et les arbres.
- La vie est un long fleuve tranquille. Ce sont les rives qui sont dangereuses. Il ne faudrait jamais aborder.
- L’eau des fleuves est la dernière eau qui s’en va et la première qui arrive. Ainsi va le temps présent. Une vie bien remplie est longue.
- C’est la force de l’esprit qui fait avancer dans la vie, gagner du terrain, se battre contre l’injustice et lutter contre vents et marées.
- Le meilleur arrosage pour la terre, c’est d’abord la sueur de l’homme, elle vient loin devant toutes les pluies et tous les fleuves du monde.
- Il admirait cette grande bourgeoise qui avait dédié sa vie aux déshérités. Quand la plupart se précipitent sur les plages turquoise, voguent sur des yachts, elle côtoyait les bidonvilles, les va-nu-pieds. Elle était la beauté au service de la bonté.
- Jamais l’eau ne manque l’ancien chemin de son cours.
- Les petits ruisseaux font de grandes rivières...
- Un fleuve est un personnage, avec ses rages et ses amours, sa force, son dieu hasard, ses maladies, sa faim d’aventures.
- Passage de l’intangible au tangible, l’équinoxe de printemps célèbre partout la naissance et la vie qui se déploie. C’est le temps de l’innocence, de l’éveil aux choses du dedans et du dehors. C’est le pouvoir de l’Est.
- J’aurai rêvé ma vie à l’instar des rivières Vivant en même temps la source et l’océan Sans pouvoir me fixer même un mince moment.
- La force de vie sacrée, invisible et puissante, contient la mémoire du passé et la vision du futur. Elle permet à la création de se manifester dans la matière ici et maintenant.
- Et la politique, c’est ce qu’il y a dans la vie de moins essentiel et de moins précieux. La politique, c’est l’écume sale sur la surface de la rivière, alors qu’en fait la vie de la rivière s’accomplit à une bien plus grande profondeur.
- L’horizon qui cerne cette plaine, c’est l’horizon qui cerne toute vie. Il donne une place d’honneur à notre soif d’infini en même temps qu’il nous rappelle nos limites.