Il admirait cette grande bourgeoise qui avait dédié sa vie aux déshérités. Quand la plupart se précipitent sur les plages turquoise, voguent sur des yachts, elle côtoyait les bidonvilles, les va-nu-pieds. Elle était la beauté au service de la bonté.
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- Pauvre homme du Nord, enchanté un jour par cette beauté, je songe au page des chiens courant du seigneur de Laon. Sa vie, vous l’allez voir, c’est toute la nôtre, enfoncée dans la médiocrité des besognes et des contacts professionnels, illuminée par de courts éclairs.
- En mer, un marin n’avait aucune vie privée. Il dormait dans un hamac au coude à coude avec ses voisins. Sa ration de nourriture comportait des pois secs, des biscuits de mer, de la bière, de la bouillie d’avoine et de la viande salée.
- La certitude qu’on ne pouvait entrer chez lui sans voir qu’il était riche lui procurait le bonheur le plus solide et le plus durable qu’il ait connu en sa vie.
- Il savait trop bien que les passions sont, quand elles existent, le sel de la vie, et qu’on ne peut, sous leur règne, se passer de sel - ce qu’on fait pourtant si bien le reste du temps.
- Il nous regarda nous restaurer avec l’indulgence de ceux qui, sur le chemin du renoncement, admirent l’appétit des vivants.
- Son sourire, même moqueur, était... Allait bien avec le paysage...
- Il avait, tout léger qu’il était et sans que cela coutât rien à sa gaieté, une certaine façon d’être, imposante, digne, honnête et bourgeoisement altière; et son grand âge s’y ajoutait.
- Elles étaient belles de cette volonté féroce de l’être.
- Qu’est-ce que la beauté ? Dit Franz et il pensa tout à coup à un vernissage auquel il avait dû récemment assister aux côtés de sa femme. La vanité infinie des discours et des mots, la vanité de la culture, la vanité de l’art.
- A chaque fois qu’il levait un bras, il lançait sur la mer immense des gouttes d’argent en volées, figurant, devant le ciel muet et vivant, les semailles splendides d’une moisson de bonheur.
- Il s’était considéré comme un crétin il en était venu à l’accepter en tant qu’élément de sa vie.
- Elle adorait ces hommes timides, réservés, mais qu’on devine consumés d’une passion intérieur. Le charme slave, du moins, c’est ainsi qu’elle imaginait les hommes de l’Est, ceux aux destins tragiques des romans de Tolstoï ou des pièces de Tchekhov.
- Comme j’aimerais qu’il existe une île peuplée uniquement d’hommes sages et de bonne volonté ! On m’y verrait devenir - moi aussi ! - un fervent patriote.
- J’ai aimé ces villas laides. Et pour aimer choses si laides Il faut aimer tendrement. Laideur, ma pauvre maîtresse, je te plains, et je t’épouse Plus vite que la beauté.
- Aimez l’amour qui joue au soleil des peintures, sous l’azur de la Grèce, autour de ses autels, et qui déroule au ciel la tresse et les ceintures, ou qui vide un carquois sur des coeurs immortels.