Il savait trop bien que les passions sont, quand elles existent, le sel de la vie, et qu’on ne peut, sous leur règne, se passer de sel – ce qu’on fait pourtant si bien le reste du temps.
Écrivaine, 1935-2004Il savait trop bien que les passions sont, quand elles existent, le sel de la vie, et qu’on ne peut, sous leur règne, se passer de sel – ce qu’on fait pourtant si bien le reste du temps.
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Oeuvres
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Les passions font vivre l’homme, la sagesse le fait seulement durer.
On connaît la valeur du sel quand il n’y en a plus, et celle d’un père après sa mort.
La seule différence entre un caprice et une passion éternelle est que le caprice dure un peu plus longtemps.
L’inutile est l’essentiel. Comme l’art, l’amour, le sel de la vie.
Une vie entière était trop courte pour en faire ressortir toute la saveur ; pour en extraire chaque once de plaisir, chaque nuance de sens.
Il s’aperçut qu’il y avait autre chose dans le monde que les spéculations de la Sorbonne et les vers d’Homerus que l’Homme avait besoin d’affections que la vie sans tendresse et sans amour n’était qu’un rouage sec, criard et déchirant.
Lorsque Rimbaud dit : « Je finis par trouver sacré le désordre de mon esprit », il montre qu’il a compris qu’il y a dans le désordre quelque chose sans lequel la vie ne serait que platitude mécanique.
Partir, c’est mourir un peu. » Il fit le choix de l’immortalité en demeurant obstinément dans son deux pièces-cuisine.
En soi les buts de l’écrivain sont louables, mais il faut avoir du génie pour les réaliser et ça c’est quelque chose d’immatériel que Dieu seul peut donner selon son bon plaisir.
Naviguer à vue, c’est retrouver le sel et le sens de la vie.

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