Un paysage quelconque est un état de l’âme.
Écrivain, 1821-1881Un paysage quelconque est un état de l’âme.
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Fragments d'un journal intime: précédés d'une étude
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Un paysage ne ment pas, mais le regard le déguise, ce qui le rend toujours différent, comme s’il devenait un reflet de notre état d’âme.
L’âme et le corps de qui l’on aime, merveilles changeantes et ondoyantes, sont royaumes infinis à explorer.
L’esprit vient de la vie, il est dans les montagnes, les rivières, l’herbe et les arbres.
La nature n’est pas un paysage statique sur une toile tendue. C’est un visage vivant marqué par toutes nos sensations, nos larmes et nos cris, et qui nous tire une galaxie de langues !
Il n’existe pas de plus beau paysage que le corps vibrant ou alangui de qui l’on aime ; pas de plus sûr refuge que l’âme secrète et tendre de qui l’on aime ; pas de meilleure nourriture que les caresses de qui l’on aime.
L’onde de charme – ondoiement de la vie, milieu naturel de la libre identité.
L’horizon qui cerne cette plaine, c’est celui qui cerne toute vie ; il donne une place d’honneur à notre soif d’infini, en même temps qu’il nous rappelle nos limites.
Le naturel et le spirituel se marient dans le cours ordinaire de la vie comme les couleurs de l’arc-en-ciel en fondant dans la limpidité de l’air.
Dans la jungle de la solitude, un beau geste d’éventail peut faire croire à un paradis.
La pâleur montre jusqu’où le corps peut comprendre l’âme.

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