Des collines d’un beau mouvement, bien frappées par la lumière, accidentent les côtés de la route.
Écrivain, 1811-1872Des collines d’un beau mouvement, bien frappées par la lumière, accidentent les côtés de la route.
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Voyage en Espagne (1843), chapitre XI
D’Aranjuez à Ocaña, les sites, sans être remarquables, sont cependant plus pittoresques.Des collines d’un beau mouvement, bien frappées par la lumière, accidentent les côtés de la route, quand le tourbillon de poussière où la diligence galope, enfermée comme un dieu dans son nuage, se dissipe, emporté par quelque haleine favorable, et vous permet de les apercevoir. Le chemin, quoique mal entretenu, est assez beau, grâce à ce merveilleux climat où il ne pleut presque jamais, et à la rareté des voitures, presque tous les transports se faisant à dos de bêtes.
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La rue se calcinait au soleil, se tordait sous le ciel éventré.
L’air est pur, la route est large, le clairon sonne la charge Les zouaves vont chantant Et là-haut sur la colline Dans la forêt qui domine Le Prussien les attend.
L’éclat de la lumière qu’un être est capable de tirer de soi en se meurtrissant aux silex de la route se mesure à l’épaisseur de la nuit, à la profondeur des abîmes dans lesquels il peut avancer sans sombrer.
Toutes les voitures paraissent déplacées dans un paysage de montagne, sauf celle qui vous a permis de monter jusque-là.
J’ai vu des textes alizés déployer des nuages de paysage en gouttelettes.
Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne, au coucher du soleil, tristement je m’assieds ; Je promène au hasard mes regards sur la plaine, dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.
Dans le creux d’une pierre, au bord d’un chemin aux pavés herbeux, un ver luisant choyait sa goutte de lumière lunaire.
Les pierres font partie du chemin.
Il est des routes qui vont au feu, d’autres aux cimes, d’autres aux villages. À chacun la sienne. J’ignore ce qu’est la pureté, mais je sais que la folie est de ne pas suivre sa route.
La voiture est comme un coffre jeté du haut d’un pont. On y étouffe. On n’y entend rien d’autre qu’un sourd et inquiétant rugissement. Le paysage tourbillonne au-dehors. On ne peut rien en saisir.

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