Il est des routes qui vont au feu, d’autres aux cimes, d’autres aux villages. À chacun la sienne. J’ignore ce qu’est la pureté, mais je sais que la folie est de ne pas suivre sa route.
1936-2024Il est des routes qui vont au feu, d’autres aux cimes, d’autres aux villages. À chacun la sienne. J’ignore ce qu’est la pureté, mais je sais que la folie est de ne pas suivre sa route.
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L'inquisiteur
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On ne peut pas toujours vivre dans une impasse et faire semblant que ce soit une rue.
La banlieue est un paysage qui a de la gueule, il y a des perspectives, des lignes de fuite. L’œil a de quoi être nourri.
L’insatisfaction dont une rue offre l’image, chacun lève les pieds pour quitter la place où il se trouve.
Hier encore, je marchais au hasard sur la terre, et des milliers de chemins fuyaient sous mes pas, car ils appartenaient à d’autres… Aujourd’hui, il n’y en a plus qu’un, et Dieu sait où il mène : mais c’est mon chemin.
En tous pays, il y a une lieue de mauvais chemin.
Cité-dortoir, cité poubelle, nuit et brouillard, lumières artificielles, dans nos intérieurs d’infinie solitude, on rêve d’ailleurs sous d’autres latitudes.
Il y a quelque chose d’atrocement irrévocable dans le spectacle d’une personne qui disparaît au bout d’une route, sans se retourner, sans jeter un regard en arrière.
Quelle autre chose est le temps qu’une route précipitée qui nous conduit continuellement à la mort malgré nous.
Les rues sont pleines d’obsédés, de schizophrènes et de paranoïaques qui promènent leurs tics et leurs idées fixes comme d’autres sortent leur chien.
Vous qui vivez votre vie dans les villes ou de manière pacifique, ne pouvez pas toujours dire si vos amis sont du genre à traverser le feu pour vous. Mais dans les plaines, les amis ont l’occasion de faire leurs preuves.

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