Les rues sont pleines d’obsédés, de schizophrènes et de paranoïaques qui promènent leurs tics et leurs idées fixes comme d’autres sortent leur chien.
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- La plus belle preuve de confiance de l’homme dans l’homme : les petites routes où il risque le choc frontal à chaque tournant.
- Ah ! Les faux amis des bêtes qui se prennent à caresser le chien d’une jolie femme avec l’espoir de trouver le chemin de son coeur sous les poils de l’animal !...
- L’obsession de plaire encore au-delà d’un certain âge constitue une démarche à mi-chemin du courage et de l’inconscience, tous deux sous-tendus par un mépris total des apparences.
- On croit qu’on amène son chien pisser midi et soir. Grave erreur : ce sont les chiens qui nous invitent deux fois par jour à la méditation.
- Il vaut mieux que les gens vous sourient dans la rue quand vous promenez le chien, plutôt que rentrer avec quelqu’un qui vous regarde mal à la maison.
- Les clameurs d’une femme jalouse sont un poison plus mortel que la morsure d’un chien enragé.
- Ecrire comme un chien qui fait son trou, un rat qui fait son terrier. Et, pour cela, trouver son propre point de sous-développement, son propre patois, son tiers monde à soi, son désert à soi.
- Il est des routes qui vont au feu, d’autres aux cimes, d’autres aux villages. A chacun la sienne. J’ignore ce qu’est la pureté, mais je sais que la folie est de ne pas suivre sa route.
- Aubergine : plante vénéneuse, agressive et verbalisante proliférant sur les trottoirs urbains.
- Ce n’est point par une image hasardeuse qu’on appelle l’adjudant un chien de quartier; c’est bien le plus bêlant troupeau du monde qu’il garde, et le plus amorphe.
- Ah ! Le temps, ce fugueur indolent qui nous suit à la trace comme un chien errant et qui, lorsqu’on croit l’avoir apprivoisé, nous fausse compagnie en nous dépossédant de nos marques.
- La différence entre les psychiatres et les autres malades mentaux, c’est un peu le rapport entre la folie convexe et la folie concave.
- Il y a quelque chose de doux dans le mouvement des obsessions quand elles partent vers le large. Elles cessent de vous importuner nuit et jour. Ce n’est ni une capitulation ni un abandon. Elles attendent leur heure.
- Vous ne pouvez pas partager votre vie avec un chien ou un chat si vous ne comprenez pas qu’ils ont également de la personnalité, des sentiments et un esprit.
- L’amour a le pouvoir de transformer des individus ordinairement posés et sensés en paranoïaques obsédés par des pensées calamiteuses et millénaires.