Les clameurs d’une femme jalouse sont un poison plus mortel que la morsure d’un chien enragé.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons Les clameurs d’une femme jalouse sont un poison plus mortel que la morsure d’un chien enragé.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Oeuvres complètes de Shakspeare : traduction nouvelle par Benjamin Laroche
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Ô jalousie ! Tu es à l’âme ce que le poison est au corps.
C’était pire que tout, une femme jalouse. Ça n’a peur de rien, ça n’a rien à perdre et c’est empli d’une amertume qui ne demande qu’à déborder sous la forme de bile ou de venin.
Dans la vengeance et en amour, la femme est plus barbare que l’homme.
Femme honnête, trésor qui reste, femme triste est pire que la peste.
Que la vengeance est douce à l’esprit d’une femme !
Le poison moral rend la langue aussi légère que le poison physique la rend pesante.
La femme est faite pour tempérer ce que les hommes ont de trop violent dans le caractère.
La jalousie n’est pour une femme que la blessure de l’amour-propre.
Une femme les apostropha avec une sorte de fureur, les injuriant et les poursuivant de ses malédictions.
Quand la fierté chevauche, la honte et le dommage la suivent.

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