Ô jalousie ! Tu es à l’âme ce que le poison est au corps.
1809-1884Ô jalousie ! Tu es à l’âme ce que le poison est au corps.
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Écrits complets, vol. I (1835), p. 297
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Donner la vie, ce poison ! En faire venir d’autres en ce monde, cette galère ! Qu’il faut être cynique, méchant ou stupide !
Les clameurs d’une femme jalouse sont un poison plus mortel que la morsure d’un chien enragé.
Celui qu’entoure la flamme de la jalousie, celui-là en fin de compte, pareil au scorpion, tourne contre lui-même son dard empoisonné.
L’amour est un poison. Un poison certes délicieux, mais qui n’en est pas moins mortel.
Le poison moral rend la langue aussi légère que le poison physique la rend pesante.
Autant vaut boire le poison, que de s’abandonner à la tristesse.
La vie est un poison quand elle n’est plus qu’un instrument à combler l’ambition, l’orgueil, la jalousie.
La tragédie, pierre angulaire de votre empoisonnante bâtisse.
Et ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonne.
L’habit pare le corps et la pudeur le visage.

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