Celui qu’entoure la flamme de la jalousie, celui-là en fin de compte, pareil au scorpion, tourne contre lui-même son dard empoisonné.
Écrivain, 1844-1900 Image : Friedrich Hermann Hartmann, Domaine public, Wikimedia Commons Celui qu’entoure la flamme de la jalousie, celui-là en fin de compte, pareil au scorpion, tourne contre lui-même son dard empoisonné.
Écrivain, 1844-1900 Image : Friedrich Hermann Hartmann, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Ô jalousie ! Tu es à l’âme ce que le poison est au corps.
Le méfiant est fatalement voué au malheur. Tout comme l’acide corrode son contenant, le soupçon le ronge à force de se préserver jour et nuit de l’humanité tout entière.
La jalousie dévore la vertu comme le feu dévore le fuel.
Les clameurs d’une femme jalouse sont un poison plus mortel que la morsure d’un chien enragé.
Le poison moral rend la langue aussi légère que le poison physique la rend pesante.
L’homme irrité, en voulant se venger sur autrui, se venge sur lui-même.
La haine, c’est la vengeance du poltron.
La jalousie n’est qu’un sot enfant de l’orgueil, ou c’est la maladie d’un fou.
Demosthenes, sentant que le poison avoit desjà pris et gaigné sur luy, se desaffubla, et, regardant Archias fermement au visage, lui dit…
La vie est un poison quand elle n’est plus qu’un instrument à combler l’ambition, l’orgueil, la jalousie.

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