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Alcools (1913), Les Colchiques

Dans l’œuvre
Le pré est vénéneux mais joli en automne Les vaches y paissant Lentement s’empoisonnent Le colchique couleur de cerne et de lilas Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là Violâtres comme leur cerne et comme cet automneEt ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonneLes enfants de l’école viennent avec fracas Vêtus de hoquetons et jouant de l’harmonica Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières Qui battent comme les fleurs battent au vent dément Le gardien du troupeau chante tout doucement Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent Pour toujours ce grand pré mal fleuri par …
Vérifiée le
9 octobre 2026
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« Et ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonne. » — Guillaume Apollinaire

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Guillaume Apollinaire. (1913). Alcools (Les Colchiques).
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Guillaume Apollinaire. Alcools. 1913, Les Colchiques.
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Guillaume Apollinaire. Alcools. 1913. Les Colchiques.