Aubergine : plante vénéneuse, agressive et verbalisante proliférant sur les trottoirs urbains.
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- Le poison moral rend la langue aussi légère que le poison physique la rend pesante.
- L’eau de pluie cascade le long de l’intérieur du tronc et emplit les creux de l’écorce. La pluie bondit de branche en branche, de feuille en feuille, et de la terre monte une odeur puissante et douce qui se relie à l’enfance.
- La contagion est donc une invitation à réfléchir. La quarantaine en offre l’occasion. Réfléchir à quoi ? Au fait que nous n’appartenons pas seulement à la communauté humaine. Nous sommes l’espèce la plus envahissante d’un fragile et superbe écosystème.
- Tel désordre, effet d’une puissante nature, est le comble de l’art.
- Les rues sont pleines d’obsédés, de schizophrènes et de paranoïaques qui promènent leurs tics et leurs idées fixes comme d’autres sortent leur chien.
- Ediles : Tonner contre à propos du pavage des rues. «A quoi songent nos édiles ? ».
- On eût dit qu’une main se refermait peu à peu sur la bouche d’une victime et étouffait ses cris. La ville tenta de se débattre, d’arracher le bâillon qui l’asphyxiait, de se libérer du joug écrasant, mais elle n’en avait plus la force. Ce n’était plus qu’une fontaine tarie, un vestige inutile condamné à disparaître.
- Il est des routes qui vont au feu, d’autres aux cimes, d’autres aux villages. A chacun la sienne. J’ignore ce qu’est la pureté, mais je sais que la folie est de ne pas suivre sa route.
- Il y aura chaque hiver le "scandale des sans-logis" et chaque été la "violence des banlieues".
- Quand je vois quelqu’un qui veut faire mon bonheur, je passe sur le trottoir d’en face.
- On ne peut pas toujours vivre dans une impasse et faire semblant que ce soit une rue.
- Ombellifères, le parapluie des cicindèles.
- L’échafaud est un crime permanent. C’est le plus insolent des outrages à la dignité humaine, à la civilisation, au progrès.
- La poésie, c’est que quelque chose qui marche par les rues.
- Puisque en scène, je fais sauvage, je m’applique à la ville à devenir civilisée…