Puisque en scène, je fais sauvage, je m’applique à la ville à devenir civilisée…
1906-1975Source : Les Mémoires de Joséphine Baker, éd. Dilecta
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Puisque en scène, je fais sauvage, je m’applique à la ville à devenir civilisée…
1906-1975Source : Les Mémoires de Joséphine Baker, éd. Dilecta
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Partager sur
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Comme je représentais le sauvage sur scène, j’essayais d’être la plus civilisée possible dans la vie de tous les jours.
J’aime tellement ma ville natale que je la ruinerais plutôt que de la voir prospère par un mensonge.
Les villes sont la nature façonnée par l’homme, à son image et à sa ressemblance.
La banlieue est un paysage qui a de la gueule, il y a des perspectives, des lignes de fuite. L’œil a de quoi être nourri.
Il faut entendre le singulier pouvoir qu’exerce une ville ou un site sur l’esprit de ses habitants ou de ses visiteurs.
Je retrouve ma ville et je reste bouche bée. J’avais oublié sa beauté lascive, brunie par le soleil. Rome, ville superbe où les hommes se déplacent avec la suavité des chats.
Dans ma civilisation, celui qui diffère de moi, loin de me léser, m’enrichit.
Il ne faut pas négliger les pauvres – ô Nicolas autrefois ! – ils sont le chemin vers le cœur de la ville.
Il en est de la culture à la télévision comme des habitants des villes : rejetée à la périphérie.
Paris a tissé, paris a grandi, s’est grandi, paris a accueilli, paris a créé et s’est créé. Alors, ce qui me frappe dans une ville, c’est évidemment cet apprentissage permanent toujours remis en cause et toujours renouvelé de la diversité.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.