Autour de Bosserville les grands vents tourmentent le ciel et balayent la Lorraine dont le cœur sommeille.
Écrivain, 1862-1923Autour de Bosserville les grands vents tourmentent le ciel et balayent la Lorraine dont le cœur sommeille.
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La Colline inspirée (1913), chapitre III
Léopold approchait du terme de sa retraite, et ses obsessions allaient grandissant.Autour de Bosserville les grands vents tourmentent le ciel et balayent la Lorraine, dont le cœur sommeille.Au bout de la prairie, la petite ville de Saint-Nicolas couvre de fumée sa cathédrale déchue, que personne ne songe plus à plaindre; la rivière s’écoule indifférente et pressée; …
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Un grand vent s’est levé sur le soir. Il a séché la pluie, emporté les grosses outres molles des nuages ballonnés, porteurs de bénigne humidité.
De mon garde-fou, je vois l’horizon tout feuillage Que le souffle fait chavirer.
L’air est pur, la route est large, le clairon sonne la charge Les zouaves vont chantant Et là-haut sur la colline Dans la forêt qui domine Le Prussien les attend.
Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le
Regret souriant.
Le loisir moderne ? L’art de brasser du vent travesti en surmenage.
À brebis tondue Dieu mesure le vent.
Tel un acrobate sur un fil, elle a l’impression d’osciller au gré du vent. C’est ainsi, se dit-elle, la vie rapproche parfois les moments les plus sombres et les plus lumineux. Elle prend et donne en même temps.
Les arbres géants de la perspective s’écartent comme un rideau de théâtre, et c’est une échappée soudaine sur les méandres de la Seine et les hauteurs de Saint-Germain.
Des nuages de l’erreur s’amoncellera plus tard l’orage de la passion.
Le vent change chaque jour, la femme chaque seconde.

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