De mon garde-fou, je vois l’horizon tout feuillage Que le souffle fait chavirer.
Source : Les Boyaux de la Pomme à Guillaume (1987)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
De mon garde-fou, je vois l’horizon tout feuillage Que le souffle fait chavirer.
Source : Les Boyaux de la Pomme à Guillaume (1987)
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Je vois les reflets d’une aurore dont je ne verrai pas se lever le soleil.
Les vers luisants brillent cette nuit autour de moi Comme si la prairie était le miroir du ciel Etoilé.
J’ai vu des textes alizés déployer des nuages de paysage en gouttelettes.
Les nuages au couchant font faire arrosoir au soleil.
Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne, Je respire l’odeur de ton sein chaleureux, Je vois se dérouler des rivages heureux Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone.
Le soleil est parti, mais j’ai la lumière.
Mon cœur est tout pareil à ces matins voilés
D’automne où le soleil des beaux jours en allés,
Vaporeux à travers le ciel mélancolique,
Épanche une langueur de lumière angélique…
O soleil poignardé d’où jaillit le sang de l’aurore ! Mon cœur cette nuit s’est pris dans un lourd lacis de lianes et je n’ai point retrouvé la clairière du sommeil…
Une brise acide et pressée jetait sur le soleil une fumée de nuages rapides.
Quand je regarde ma vie et sa couleur secrète, j’ai en moi comme un tremblement de larmes. Comme ce ciel. Il est à la fois pluie et soleil, midi et minuit.

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